Handicap : reconnaître la « triple journée »
Pour les familles ayant un enfant qui présente un handicap ou des besoins spécifiques, la conciliation devient souvent un combat permanent. En plus du travail et de la vie domestique s’ajoute une charge de soins et de coordination quasi équivalente à un emploi à temps plein. Le manque structurel de places d’accueil et d’hébergement pousse parfois les parents à arrêter leur activité professionnelle.
Sous l’impulsion d’Yves Coppieters, le gouvernement wallon a lancé une étude approfondie des besoins réels afin de résorber les pénuries de places et mieux répartir l’offre sur le territoire. Un nouveau plan ERICh (Ensemble Rénovons les Institutions pour les Citoyens handicapés) permettra de réhabiliter les structures existantes, avec une attention particulière portée à l’autisme. Au-delà, une collaboration inédite entre la Santé, le Handicap, l’Aide à la jeunesse, le SPF Santé publique et l’AVIQ vise à mieux accompagner les enfants présentant à la fois handicap et troubles psychiques, pour éviter les parcours fragmentés et les ruptures familiales.
Une autre marge de manœuvre pour aider ces familles est le soutien aux aidants proches. Qu’ils soutiennent un enfant, un parent malade ou une personne âgée, ceux-ci représentent entre 10 et 12% de la population belge, majoritairement des femmes. À tous les niveaux de pouvoir, Les Engagés agissent pour que la vie des aidants proches s’améliore.
Au niveau fédéral, nous avons obtenu un budget spécifique dans un plan de cohésion sociale pour faciliter les congés et améliorer l’accompagnement santé des aidants. Nos députées fédérales Anne Pirson, Isabelle Hansez et Aurore Tourneur ont aussi déposé une proposition à la Chambre visant à les accompagner structurellement, à assurer une prise en compte transversale de leur réalité complexe et la création d’un plan interfédéral.
Dans le même registre, au niveau wallon et de la Fédération Wallonie-Bruxelles, notre ministre Yves Coppieters pilote une stratégie visant à diversifier et renforcer les dispositifs s’adressant aux aidants proches, concertée autour de six axes : reconnaissance, information, soutien, prévention, santé et bien-être, emploi et enjeux éducatifs. Finalement, l’équipe bruxelloise est également sur le pont.