Au lendemain du premier tour des élections municipales en France marquées par la percée de la gauche radicale et des scores favorables à l’extrême droite, Les Engagés réaffirment leur position ferme contre les extrêmes, qu’ils soient de droite ou de gauche. L’assemblée politique a en effet validé ce lundi soir des mesures concrètes, dont la suspension politique des jumelages avec des communes dirigées par l’extrême droite ou l’extrême gauche.
« Pour Les Engagés, il n’est pas question de s’associer ni avec l’extrême droite, ni avec l’extrême gauche, et encore moins de gouverner. Les extrêmes mettent en danger notre modèle de société et notre vivre-ensemble », affirme Yvan Verougstraete, eurodéputé et président des Engagés.
Afin de concrétiser cette volonté, une motion sera déposée au Parlement wallon et au Parlement bruxellois pour suspendre les jumelages communaux avec des communes dirigées par l’extrême droite ou l’extrême gauche.
Au sein des conseils communaux, les mandataires Les Engagés porteront cette mesure qui contribue clairement à empêcher toute forme de collaboration avec des personnalités ou des partis extrémistes.
Ainsi, si une commune wallonne ou bruxelloise est par exemple jumelée avec une commune française dirigée par l’extrême droite ou l’extrême gauche, ce jumelage devra être suspendu. Certaines communes appliquent déjà ce principe. C’est le cas d’Arlon qui a suspendu en 2014 son partenariat avec Hayange, dans le Nord-Est de la France, à la suite de l’arrivée au pouvoir du Rassemblement National dans la commune.
Cette mesure traduit un engagement fort de notre mouvement : celui de s’opposer fermement à toute forme d’alliance avec l’extrême droite ou avec l’extrême gauche. Ce point figure d’ailleurs au sein de nos statuts.
« Face à la montée des extrêmes, notre responsabilité est de tenir une ligne claire : défendre la démocratie et refuser toute forme de collaboration avec ceux qui la fragilisent », conclut Yvan Verougstraete.