COMMUNIQUÉ DE PRESSE – Pascal Arimont et Vanessa Matz : « Faire enfin de la protection des enfants sur Internet une priorité »

Aujourd’hui, à l’initiative de l’eurodéputé belge Pascal Arimont (CSP, Les Engagés), une audition sur la protection des enfants sur Internet a eu lieu au Parlement européen. Les plateformes TikTok, Meta (Facebook, Instagram, WhatsApp) et Snapchat, qui font autorité, ont participé à l’audition, car elles sont utilisées de manière intensive par de nombreux mineurs – avec des conséquences parfois très négatives.

En effet, les mineurs entrent souvent en contact avec des contenus perturbants ou illégaux tels que des vidéos violentes ou de la pornographie via ces plateformes – comme l’a illustré avec force l’auteur de best-sellers allemand Silke Müller (auteur du livre « Nous perdons nos enfants ! ») lors de l’événement. Silke Müller travaille elle-même comme institutrice et directrice d’un établissement scolaire au Nord de l’Allemagne. Dans son livre et sa présentation lors de l’audition, elle a témoigné des découvertes quotidiennes plus que perturbantes qu’elle trouve sur les GSM de ses étudiants âgés de 10 à 16 ans.

Pour Pascal Arimont et Vanessa Matz, députée Les Engagés à la Chambre, une chose est claire : « En tant que société, nous devons enfin faire de la protection des enfants sur Internet une priorité, sinon des classes d’âge entières seront durablement lésées. »
L’Union européenne a adopté un texte législatif, le règlement sur les services numériques (Digital Services Act, DSA), qui vise à renforcer les obligations des plateformes concernées à cet égard. Le règlement a pour objectif de garantir que les services numériques protègent les droits des utilisateurs et empêchent la diffusion de contenus interdits ou inappropriés. Sont notamment concernées les très grandes plateformes en ligne comme Instagram, Snapchat, TikTok et YouTube, qui touchent plus de 10 % de la population de l’UE. Des procédures de plainte uniformes devraient permettre à l’avenir de supprimer plus rapidement et plus efficacement les contenus préjudiciables.

L’Union européenne a adopté un texte législatif, le règlement sur les services numériques (Digital Services Act, DSA), qui vise à renforcer les obligations des plateformes concernées à cet égard. Le règlement a pour objectif de garantir que les services numériques protègent les droits des utilisateurs et empêchent la diffusion de contenus interdits ou inappropriés. Sont notamment concernées les très grandes plateformes en ligne comme Instagram, Snapchat, TikTok et YouTube, qui touchent plus de 10% de la population de l’UE. Des procédures de plainte uniformes devraient permettre à l’avenir de supprimer plus rapidement et plus efficacement les contenus préjudiciables.

« Nous demandons la mise en place d’une procédure rapide de retrait des contenus telle que celle prévue dans la loi du 1er juillet 2020, sur le revenge porn dont Vanessa Matz est l’autrice. En effet, celle-ci prévoit la mise en place une procédure de retrait rapide des images à caractère sexuel diffusée sans le consentement de la personne, c’est donc possible », précisent Arimont et Matz. Les contenus devront en outre être adaptés à l’âge des utilisateurs. Les règles s’appliquent déjà aux grandes plateformes depuis septembre 2023.
« Nous craignons toutefois, et l’audition d’aujourd’hui au Parlement européen l’a encore souligné, que le retrait des contenus préjudiciables prenne encore trop de temps. Il en va de même pour les risques d’addiction encouragés par certains algorithmes. Il est important que les autorités nationales interviennent davantage à l’avenir et mettent tout en œuvre pour s’assurer que les directives sont effectivement respectées et que les ressources nécessaires sont disponibles ». Pascal Arimont et Vanessa Matz sont en ce sens favorables à un commissaire national pour la sécurité en ligne des enfants, comme le demande Child Focus en Belgique.

Un autre point important est la protection des enfants contre les abus sexuels, qui sont également souvent initiés via des plateformes en ligne – par exemple en usurpant une fausse identité afin d’obtenir des photos d’enfants et d’entrer en contact avec eux (ce qu’on appelle le « grooming »). « En mai 2022, la Commission européenne a présenté une proposition de règlement européen visant à prévenir et à combattre les abus sexuels en ligne. Cette proposition obligerait les plateformes numériques à reconnaître et à signaler le matériel relatif à l’abus sexuel d’enfants. Mais jusqu’à présent, il n’y a toujours pas d’accord sur ce dossier et la Belgique n’a toujours pas adopté une position claire de soutien. Pourtant, il serait extrêmement dommageable que notre pays ne montre pas l’exemple en ayant tous les outils à sa disposition pour combattre ce fléau et ces images d’abus sexuels. Pour nous, la Belgique doit s’assurer d’une meilleure collaboration des plateformes pour lutter contre les contenus illégaux. Nous attendons de la présidence belge du Conseil, et donc du gouvernement fédéral belge, que ce dossier soit lui aussi enfin traité en priorité », concluent Pascal Arimont et Vanessa Matz.

 

le communiqué de presse